Interview Weinhold





Peux-tu nous parler de ton grand retour dans le milieu du metal après dix ans d’absence ?

J’ai un site internet depuis maintenant deux ans et j’ai eu beaucoup de merveilleuses lettres de fans à travers le monde. Ils me posaient tous la même question : " Pourquoi ne recommences-tu pas à faire de la musique hard / heavy ? S’il te plaît, reviens "
Ça m’a fait très plaisir de lire des choses dans ce genre.
Et j’ai eu une idée : pourquoi pas ?
J’ai rencontré les musiciens, avec qui j’ai aimé travailler, sur mon nouvel album.
Je pense que mon sang coule toujours sauvagement dans mes veines pour la musique heavy.
Il n’y a rien d’autre que j’aime plus. Ce n’est pas seulement la musique que j’aime, mais toute la scène hard et heavy.

Peux-tu nous en dire un peu plus au sujet de ton album solo qui s’intitule " From Heaven Through The World To Hell " ?

La plupart du temps, c’est vraiment étrange de parler de la musique. Tu ne peux jamais l’expliquer correctement. Tu dois écouter la musique et laisser les sentiments s’installer. Je fais en sorte que ma musique reflète mon etat d’esprit.
Par ailleurs, je crois que c’est la seule façon d’être un artiste original. Je suis entièrement vrai dans ce que je fais. Je ne veux pas faire du divertissement bon marché.
L’album " From Heaven Through The World To Hell " rassemble tout le meilleur du blues, du hard rock et du heavy metal. Une bonne musique est capable de supporter des textes massifs.

Comment s’est passé l’enregistrement de cet album ?

Le producteur est également le guitariste, et il a son propre studio à Hannovre.
Nous avions quelques jours de libre pour composer et enregistrer directement afin de voir le résultat. Par conséquent, nous pouvions essayer différentes versions et trouver celle qui était la meilleure. Un travail assez intéressant.

Comment procédez-vous pour composer ?

Il y a des thèmes sur lesquels j’aime chanter. La plupart du temps, j’ai déjà la mélodie.
Mais ça marche aussi quand il y a une ligne de guitare que j’aime : j’ajoute les mots autour du riff.

De quoi parlent tes textes et où trouves-tu l’inspiration ?

Les textes sont poétiques, avec des thèmes concernant la littérature comme " Mac Beth " de Shakespeare ou encore " Metamorphosis " de Kafka.
Il y a également des histoires imaginaires, sans fin, comme " My own sister ".
Le titre " Blues Of Metal " parle du temps que tu perds et qui ne te donne rien en retour.
Et je ne dois pas oublier les racines du hard, du heavy et du rock ‘n’ roll, toutes les bases fondamentales, que tu peux retrouver dans " Wounded Pionneer " ou " Rock Of Metal ".

Parmi les titres présents sur ton album " From Heaven Through The World To Hell ", quel est ton favori ?

Je les aime tous.

Comment définis-tu le style musical de Weinhold ?

Metal classique, metal dramatique ou metal à message : Hard Rock.

Quels sont les artistes qui t’ont le plus influencés ou que tu apprécies tout particulièrement ?

Quand j’ai commencé la musique en 1969, nous avions (je précise) une seule et unique révolution culturelle, ici, en Allemagne. C’était une période importante et passionnante.
Ça ne s’est jamais reproduit avec des personnalités fortes comme Jimi. H, Janis J., Led Zep et tous ces autres groupes géniaux.

Que penses-tu de la scéne metal internationale ?

Je pense qu’il y a peu de bons groupes de metal, comme Korn, System Of A Down, et bien d’autres encore. J’espère que la musique hard et heavy deviendra plus populaire à l’avenir.
A mon avis, c’est une honte, de seulement consommer de la pop de merde superficielle, qui contrôle entièrement le marché musical.

Quels sont tes meilleurs souvenirs avec Zed Yago et Velvet Viper ?
Peux-tu nous parler de ton expérience avec ces groupes ?

C’est à la fois une triste et une épouvantable histoire. C’était mon bébé et je l’ai perdu. J’ai partagé les meilleures idées de ma vie avec des créatures qui détruit mon invention. Zed Yago est mort. A l’heure actuelle, il a rejoint le nirvana aux côtés de Jimi H. et Kurt Cobain.
Velvet Viper
était le groupe qui a succédé à Zed Yago, après son split.
C’était le même concept que Zed Yago, à la recherche du rêve.
J’avais encore beaucoup de titres en attente pour les thèmes de Zed Yago, et en 1994, j’ai enregistré l’album " To Be Or Not ". Avec cet album, j’ai terminé l’histoire de Zed Yago.
Les trois albums ne sont pas devenus vraiment populaires, et donc j’ai abandonné le monde de la musique pendant quelques années. J’avais besoin d’un break.
Depuis 1995, je travaille dans des écoles de musique et j’apprends aux gens comment chanter fort et avec puissance.

Peux-tu nous raconter une anecdote qui a marqué ta carrière ?

Je crains de ne pas avoir d’anecdote. Laisse moi te dire une chose. Je n’ai jamais voulu être une superstar. Je voulais seulement être une chanteuse professionnelle de hard rock qui pourrait payer son loyer. Quand j’avais 14 ans, j’avais un seul but : chanter, être chanteuse dans un groupe de rock. J’ai commencé à faire du rock, du rhythm & blues et avec l’âge, ma musique est devenue plus dure. Je crois que la musique est plus qu’une consommation. La musique contient des valeurs ainsi que des sentiments profonds. De nos jours, les valeurs ne sont plus naturelles dans notre société. Comment ça se passe en France ? Est-ce la même chose ? Seules les choses matérialistes contrôlent la vie des gens.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Il y a tellement de textes que je n’ai jamais écrits et tellement de notes que je n’ai jamais chantés.
Je suis à nouveau prête dans ma vie. Maintenant, nous voulons faire des concerts un peu partout. Peut-être même en France. Je n’ai jamais fait de tournées dans votre pays.
Y’a t’il ici une scène hard ou heavy ? Ça serait super.

Et pour conclure, peux-tu dire quelques mots pour les auditeurs de Metal Choc ?

Oui, à tous les fans français de metal : ils ne doivent pas oublier que seule la musique puissante peut détruire les esprits maléfiques. J’espère que nous pourrons venir dans votre ville.
(
vous pouvez visiter mon site :
www.jutta-weinhold.de)

Liebe Grüße

Jutta







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