Interview The Berzerker



 

Tout d’abord, merci d’avoir accepté cette interview.

Aucun problème.

Peux-tu nous parler de votre nouvel album intitulé « World Of Lies  » ?

« World Of Lies » a été enregistré à Noël 2004, les arrangements ont été fait durant la première moitié de 2005 et il est sorti en décembre 2005 aux Etat-Unis et sortira en janvier 2006 partout ailleurs. Je pense que c’est une parfaite combinaison entre les éléments électroniques de notre premier album et le pur death metal de Dissimulate.

Comment avez-vous procédé pour la composition ?

Sam, Ed et Jay – les guitaristes et bassistes de notre premier album ont passé une semaine à faire les riffs. Ce fut une session d’enregistrement assez spontanée, pas du tout planifiée. Nous avons été nous-mêmes surpris du résultat des riffs après cette session, chacun a vraiment bien fait son travail. Une fois les riffs terminés, The Berzerker a passé six mois pour faire les arrangements, programmer les percussions et les parties électroniques, écrire les textes et enregistrer les voix. Le thème de l’album a pris forme durant cette période.

De quels sujets traitent vos textes, et où trouvez-vous l’inspiration ?

Les textes sont une extension des points de vue misanthropiques habituels du groupe, mais avec un bon exemple spécifique, individuel et anonyme. D’habitude, les textes sont assez variés mais cette fois je trouve qu’ils sont plutôt particuliers. Ces attitudes et actions individuelles de la vraie vie ont fourni l’inspiration.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les sessions d’enregistrement ?

Les sessions d’enregistrement ont été assez fun, ce qui est étrange pour nous.
Normalement il y a une année de préparation, de répétitions et de préproduction avant de commencer l’enregistrement d’un album, la plupart du temps nous avons une approche assez militariste de l’enregistrement. Mais pas cette fois. Ce fut très spontané, très amusant, et c’était génial de travailler tous ensemble en tant que groupe pour la première fois depuis des années. Au lieu que chacun galère sur son instrument ou sur les parties qu’il doit enregistrer, nous avons fait des barbecues, nous sommes allés à la piscine et avons joué à la PS2. Nous ne nous attendions pas à ce que le matériel de session soit aussi bon. C’est un plaisir d’enregistrer un album en une semaine, et au final de s’apercevoir qu’on a fait un album très brutal, très agréable.

Qui a créé l’artwork ?

Ivan Sumiga-Kenny – le frère de The Berzerker. Il a aussi créé l’artwork de nos albums précédents, nous avons évolué de la même façon. A chaque fois que nous franchissons une étape avec notre musique, il réussi à la combiner avec son artwork. Il a également fait l’image 3D pour le DVD « Principles And Practices Of The Berzerker ». C’est si bon d’avoir quelqu’un qui travaille constamment avec nous, qui comprend ce qu’est le groupe et qui peut apporter quelque chose sur la table. Nous considérons que le groupe est plus un collectif qu’autre chose avec chacun apportant quelque chose de différent, et c’est sûr que Ivan fait cela pour nous.

D’après toi, quelles sont les principales différences entre ce nouvel album et les précédents ?

Sans hésitation la production des chansons, je pense que la production de cet album est parfaite pour ce que nous faisons. C’est l’album que nous avons toujours voulu faire.
Les autres albums étaient extrêmes et je vois que celui-ci est la balance parfaite entre eux.
Le premier album était fou, avec beaucoup de bruit et des samples partout, de grosses distorsions de guitares, des mélanges de percussions, vraiment basé speedcore. Dissimulate était du death metal pur, avec beaucoup de samples apparaissant au début des chansons, des guitares claires mais froides, de bonnes percussions mais sans l’impact que nous cherchions. Cette fois nous avons des chansons avec la clarté de Dissimulate, mais avec un style de guitare énorme, des percussions massives et des bruitages partout… mais tout va très bien ensemble, les percussions ne mangent pas tout le reste, on peut tout discerner. Cela a toujours été un grand problème pour nous en tant que groupe, quelquefois nous écrivons des chansons brillantes mais tu ne peux pas dire qu’elles sont brillantes car il y a trop de folie et de destruction qui arrivent en même temps. Sur « World Of Lies » tu peux tout entendre, tout sonne très bien et je pense que beaucoup de gens vont réaliser pour la première fois que musicalement nous sommes un groupe de grande envergure.

Quel chanson préfères-tu sur cet album et pourquoi ce choix ?

C’est une question très dure. J’aime la plupart des chansons. Je pense que « Y » est le parfait titre de death metal, elle monte en flèche et fait tout ce que doit avoir un bon titre de death metal. « As The World Waits » est également spéciale pour moi, les rythmes de cette chanson sont tout autre chose. Il y a de grosses vibrations, c’est à la fois une des chansons les plus accessibles que nous ayons faites et à la fois une des plus sales et des plus heavy. J’ai aussi une petite préférence pour « Free Yourself », un des riffs de ce titre me fait penser à du « Carcass » oldschool.

Quels sont tes groupes et albums cultes ?

   Morbid Angel – Blessed Are The Sick

   Carcass – Necroticism

   Bolth Thrower – IVth Crusade

   Brutal Truth – Extreme Conditions Demand Extreme Responses

   Deicide – Deicide

Tu te souviens de ton premier concert ? Comment cela s’est-il passé ?

Oui, je m’en souviens. Nous étions cinq, je crois que Matt de Bloodduster jouait de la batterie pour nous à ce concert. Nous étions le premier groupe à jouer ce jour-là pour un festival.
C’ était un peu désordonné, je me souviens que je n’avais pas vraiment testé mon masque pour le concert et lorsque j’ai commencé à faire du headbanging mon masque s’est soulevé de ma tête. Et lorsque j’ai voulu chanter, j’ai dû regarder à travers mes narines.

Que penses-tu de la scène metal internationale ?

C’est super qu’elle existe, et il y a une certaine camaraderie et du respect entre la plupart des groupes.

Comment vous préparez-vous à la fois physiquement et moralement avant de monter sur scène ?

Nous faisons beaucoup de préparation et de stretching. Nous utilisons également une lotion qui évite les douleurs musculaires de l’après concert. Il n’y a pas vraiment de routine.
Je pense que nous sommes surtout occupés à vérifier nos instruments et à vérifier que nous avons tout pour que le concert se déroule de la meilleure façon. Il n’y a pas eu vraiment de fois où nous nous sommes réunis pour parler de la manière dont nous allions pouvoir tout « destroyer », rah rah.

As-tu des anecdotes amusantes ou étranges à nous raconter au sujet du groupe ?

Il y en a tellement.
Il y a eu un marathon Earache de boisson à New-York qui a démoli deux membres du groupe lors des premiers jours de notre tournée aux Etats-Unis en 2002, un mec lors de notre dernier show à Nottingham qui nous demandait de le frapper au visage entre chaque chanson, quelqu’un qui s’est évanoui et qui est mort dehors lors d’un concert à San Francisco, quelqu’un qui est presque mort sur scène d’une attaque cardiaque dans le nord de l’Australie, « la malédiction de The Berzerker » qui frappe le groupe à chaque fois qu’on enregistre… il y a tellement d’histoires. Je ne peux pas décider laquelle.

Quels sont les projets du groupe à court et à long terme ?

A court terme, nous cherchons à promouvoir « World Of Lies » de toutes les manières possibles. Le metal a besoin de cet album. Nous aimerions faire un autre album dans pas trop longtemps, nous avons vraiment apprécié de faire celui-ci et j’ai aimé l’ambiance de cet enregistrement. Un clip vido du titre « All About You » tiré de « World Of Lies » a été tourné, et il devrait être diffusé près de chez vous dans pas longtemps. Quelques projets personnels des membres du groupe sont prévus et vous pourrez en savoir plus sur le forum au www.theberzerker.com

Et pour conclure, peux-tu dire un petit mot pour les auditeurs de Metal Choc ?

« World Of Lies » qui sort en Europe et dans le reste du monde en janvier 2006 changera votre vision de la musique.

 


 


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