Interview Sidilarsen |
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Pour commencer cette interview, peux-tu nous rappeler brièvement le parcours de Sidilarsen depuis sa formation ? Le groupe est né en septembre 97, nous avons fait du chemin petit à petit avec trois mini-albums et pas mal de concerts jusqu’en mars 2003 où nous avons sorti notre premier album « biotop ». C’était le temps nécessaire pour que sidi arrive à maturité et trouve sa patte musicale. Une grosse tournée a suivi durant presque 2 ans en France et en Suisse. Et puis nous voici de retour avec notre deuxième album « eau » qui sort le 21 mars prochain. On est impatient. Quelles sont vos principales influences ? Sont-elles les mêmes pour tous les membres du groupe ? Nous avons des goûts riches et variés, cependant on peut citer des groupes qui font l’unanimité comme Rammstein, Nine Inch Nails, Noir Désir, Spicy Box, Treponem Pal… La scène indus était un point de départ dans notre musique, mais notre curiosité musicale nous a ensuite poussé à nous intéresser de près aux scènes techno, electro, ragga et dub. De toute façon, il n’y a pas de barrières musicales dans sidi. Votre nouvel album qui s’intitule « Eau » sortira le 21 mars. Peux-tu nous parler de cet album ? C’est un album qui s’inscrit dans la continuité de Sidilarsen, mais il se veut plus profond et surtout plus mélodique que « biotop ». Globalement, c’est un album plus travaillé dans les arrangements, les titres sont énergiques et légers en même temps. On peut ressentir une certaine fluidité, « biotop » était plus brut de coffrage. Peux-tu nous en dire un peu plus au sujet de l’enregistrement avec Fred Norguet ? Fred est devenu un membre essentiel dans l’aventure Sidilarsen, il s’est investi avec autant de passion que nous dans le projet de ce deuxième album, il a su magnifier nos compositions et extraire le meilleur de notre son. Fred est très humain et très zen dans l’approche, il sait mettre en confiance. On est très heureux d’avoir réalisé ce deuxième album avec lui. On était déjà très content de son taf sur « biotop » et là on est comblé ! Je pense que nous travaillerons avec lui sur le prochain… Comment procédez-vous pour la composition ? Qui s’occupe des textes et où trouvez-vous l’inspiration ? Tout le monde participe à la composition, c’est un groupe très démocratique. Il n’y pas de méthode figée, on aime bien se remettre en cause régulièrement. Concernant les textes, ce sont Viber et moi même qui prenons la plume, on se connaît depuis l’enfance et on se comprend très bien à travers nos textes respectifs. Après chacun a un droit de regard sur les paroles, de ce fait les textes sont signés Sidilarsen. Parmi les titres présents sur « Eau », quel est ton favori et pourquoi ? Sincèrement, sans se la jouer, tous les titres ont leur place à part entière. Il n’y a pas de sous-morceaux, je les aime tous, ils forment un tout, je n’ai pas de préférence. Quelles sont les principales différences entre cet album et « Biotop » ? Je pense que « biotop » posait des bases, il y avait un côté brut dans le son qui était voulu. Avec « eau », on a approfondi les arrangements, on a introduit des effets guitares et n’avons pas systématiquement cherché le mur. Je crois que les parties intenses sont davantage mises en valeur sur cet album. « Eau » amène plus d’émotions, il est plus riche dans les mélodies, plus énergique dans les grooves, mais aussi peut être plus noir dans les textes. Enfin, on a essayé de donner davantage de place au chant de Viber afin d’obtenir plus de complémentarité des deux voix. Quels sont tes albums coups de cœur du moment ? Sans hésitations : « Reise Reise » de Rammstein. Je te dirais aussi le dernier Prodigy et le mini-album 4 titres de Jenx (groupe français encore peu connu). Que penses-tu de la scène metal française actuelle ? Quels groupes apprécies-tu particulièrement ? Il y a une belle effervescence, mais j’ai peur que la qualité baisse en raison de l’effet de mode trop prononcé. Néanmoins il y a des groupes qui savent se démarquer. En live je bloque particulièrement sur Gojira, qui à mon sens est très au dessus du lot. Toujours en live, je bloque sur Black Bomb A et j’ai découvert récemment Munshy que j’ai trouvé bien sympa. Sur album j’aime beaucoup Œdipe, Jenx, Mary Slut, Leiden, le nouveau Psykup… J’attends impatiemment les prochains live de Psykup ! Peux-tu nous en dire un peu plus au sujet du collectif toulousain Antistatic ? C’est né de la rencontre de trois groupes : Psykup, Delicatessen et Sidilarsen… Leiden et Mary Slut nous ont rejoint ensuite. Le but est le même depuis le début : se serrer les coudes et s’entraider pour pallier à tous les manques. Antistatic, est un support de terrain qui malgré les années, conserve la même éthique basée sur l’amitié et l’échange. Vous avez déjà
joué avec des groupes comme Clawfinger, Lofofora, Watcha, Pleymo,
Enhancer … Quels sont tes
meilleurs souvenirs ? Avez-vous des
concerts en prévision ? As-tu une anecdote amusante ou insolite à nous raconter au sujet du groupe ? J’ai rien qui me vient spontanément à part une gamelle de Sabash (guitariste) lors d’un concert en Bretagne, je l’ai vu disparaître de la scène subitement et s’étaler de tout son long dans la salle, c’était très drôle car il ne s’est pas fait mal. Après, il faudrait être à nos côtés dans le camion lors des tournées car il se passe des choses très gravissimes… Quels sont vos projets pour l'avenir ? Tourner et tourner encore pour défendre notre album « eau ». Ensuite on aimerait s’exporter à l’étranger, notamment en Allemagne. Et pour conclure, peux-tu dire quelques mots pour les auditeurs de Metal Choc ? Merci à vous toutes
et tous pour votre soutien et l’intérêt que vous portez à la
scène française, c’est en grande partie grâce à cette dynamique
sur le net et grâce à des webzines comme metalchoc, que le metal
français a aujourd’hui trouvé sa place. A bientôt sur la route. |
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