| Peux-tu nous
présenter brièvement le groupe ? Nostromo existe maintenant depuis 1996.
A la base, il y avait un deuxième chanteur et
Taverne à la basse (maintenant chez Knut,
nos collègues de bruit).
Depuis "Eyesore", le
groupe est composé de :
Jaja (chant) Jéjé (guitare) Lad (basse)
Maik (batterie).
Que signifie Nostromo
?
Le Nostromo est
le vaisseau dans le premier Alien, chef d'uvre
cinématographique auquel on adhère tous, mais
c'est également une marque de thon en Italie (si,
si !) et un roman de
J. Conrad.
Quel a été votre parcours
depuis la formation du groupe ?
On a sorti une démo en 1997
qui nous a permis d'un peu jouer sur Genève, un
7" en 1997 maintenant sold-out, un premier
album "Argue" en 1998 grâce
auquel on a fait notre première mini-tournée
française avec Knut et qui nous a permis
de jouer au Superbowl à Rennes, un 5 titres "Eyesore"
en 2000 qui nous a "révélé" au
public français, un split 7" en 2001 avec
nos collègues de Blockheads et finalement
"Ecce Lex" en 2002.
Quelles sont vos principales
influences ?
Tout le monde dans le groupe écoute
différentes choses : de l'éléctro-techno pour
le bassiste à Cure pour le batteur.
Maintenant, on se retrouve musicalement avec
quelques groupes : Meshuggah, Nasum,
Napalm Death, etc.
On essaye pas forcément d'être influencés par
des groupes, mais c'est clair que pour les gens
qui écoutent ce genre de musique, les influences
sont reconnaissables.
En ce qui concerne votre
album "Ecce Lex",
vous avez collaboré avec Mieszko de Nasum.
Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience
?
Le fait d'aller en Suède,
s'isoler loin de la maison, nous a permis de
vraiment nous immerger dans une ambiance studio,
musique : on se réveillait et on avait "que"
ça à penser, de bosser pour nos morceaux.
On s'est super bien entendus avec Mieszko et je
pense qu'il nous a amené une certaine rigueur,
un côté professionnel, sans jamais rien imposer.
C'est une expérience et des anecdotes dont on se
souviendra pendant encore un bon moment.
Que signifie le titre Ecce
Lex ?
"Ecce Lex"
est une expression latine qui signifie "Voilà
la loi".
Nous avons choisi ce titre par rapport à une
illustration de Victor Hugo représentant un
pendu, qui est un plaidoyer contre la peine de
mort. Cette illustration a d'ailleurs servi à réaliser
l'artwork de l'album.
Avez-vous déjà commencé
à travailler sur votre prochain album ?
Quelques petites idées, mais
rien de concret encore.
On vient juste d'arrêter de faire des concerts
pour pouvoir se poser et composer.
On est juste en train de finaliser un projet
d'acoustique (suite à une unique date qu'on a
fait ici, à Genève, dans le cadre du Festival
de la Bâtie) qui va être enregistré et devrait
sortir en février avec un DVD.
Comment procédez-vous pour
composer ?
Démocratiquement
non,
plus sérieusement, généralement, le guitariste
et / ou le bassiste arrivent avec des idées de
riffs.
Ils les bossent ensuite avec le batteur et une boîte
à rythme.
Les rythmes de la boîte à rythme étant généralement
impossibles à rejouer, c'est cette période qui
prend beaucoup de temps pour finaliser le
morceau, on fait plein d'essais, on change des
trucs et une fois que c'est à peu près en
place, on pose les textes et surtout rythmiques
de voix, vu qu'il n'y a pas trop de vocalises
Comment se porte la scène
metal suisse actuelle ?
On a malheureusement pas
beaucoup de contacts avec les parties allemandes
et italiennes de la Suisse, mais la scène semble
bien se bouger le cul.
Il y a quelques personnes qui nous contactent
pour, enfin, nous faire jouer chez nous.
Jusqu'à maintenant on a beaucoup joué en
France, chez nous, à Genève et un peu en Suisse
romande.
Que pensez-vous de la scène
metal française ? Quels groupes apprécies-tu
particulièrement ?
Je crois que à l'unanimité, Gojira
nous a foutu une bonne baffe !
On a joué deux fois avec eux et on espère
refaire quelques dates avec eux, parce qu'en plus
ils sont très sympathiques.
Sinon, on se fait toujours un plaisir de
retrouver nos frères de Grind, Blockheads.
Toute la scène "neo" n'est pas
vraiment notre tasse de thé, musicalement et
humainement parlant.
On croise pas mal de "petits" groupes
locaux qui ont des associations et qui se bougent
vraiment le cul pour le plaisir avant tout.
C'est grâce à des gens comme ça qu'on a pu
commencer à jouer en France.
Quels sont tes albums coups
de cur du moment ?
Le "Songs For The Deaf"
des Queens Of The Stone Age est encore et
toujours sur ma platine ! Le Mastodon m'a
aussi mis (et aux autres du groupe !) une bonne
grosse claque !
Vivement une tournée mondiale en 2004
avec
ces deux groupes.
Sinon, dans un tout autre style, j'ai bien croché
sur Audiobullys (c'est énorme) et Emilie
Simon.
Peux-tu nous raconter
quelques anecdotes au sujet du groupe ?
On est des branleurs qui
mettent mille ans à répondre aux interviews
Sinon, il se passe tellement de choses en tournée
qu'il n'y a malheureusement pas assez de place
ici pour tout décrire
et est-ce qu'on veut
/ peut vraiment tout décrire ?
Quels souvenirs gardez-vous
de votre passage à Clermont-Ferrand ?
Chaque fois qu'on est passé à
Clermont (deux fois à la Coopérative, si je me
trompe pas
) on a été accueillis comme des
rois : aussi bien par l'organisation que par le
public, même la deuxième fois en revenant sans Napalm
Death.
Y'a même un groupe de potes qui avait fait un
max de kilomètres pour nous voir et qui nous ont
ratés parce qu'ils ont eu un accident de voiture
(tiens, ça ça pourrait aller dans les anecdotes
),
ça nous fait toujours halluciner et plaisir de
voir pleins de gens motivés par ce qu'on fait.
Quels sont vos projets pour
l'avenir ?
Comme je l'ai dis plus haut,
l'acoustique et un album au plus vite, donc pas
avant deux ans
ou trois
ou quatre
Merci de nous avoir accordé
cette interview, et pour conclure, peux-tu dire
quelques mots pour les auditeurs de Metal Choc ?
Un grand merci à tous les
auditeurs de prendre le temps d'écouter ce qu'on
fait et dit, soutenez vos groupes et associations
locales
mais c'était pas pour un magazine
cette interview ?
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