Interview Dentelles Nerveuses





Pour commencer, peux-tu nous présenter brièvement les membres de Dentelles Nerveuses ?

Nous sommes 4 :

Mathieu : Lead Guitare
Arnaud : Basse
Mike : Batterie
Arthur (moi-même): Guitare et chant


Peux-tu nous rappeler le parcours du groupe depuis sa formation ?


On s'est rencontré dans une école de musique à Paris, c'est parti d'une discussion sur les Stooges, on s'est formé, des morceaux sont arrivés, on a commencé à écumer les rades sur Paris, puis l'année d'après les salles de concerts, on a signé sur un ptit label parisien « Close Up » on a donc sorti un 45 trs vinyl, on trouvait que ça collait à l'esprit, et on a commencé à jouer en dehors de Paris progressivement pour se « décoincer », on a fait une petite tournée en Angleterre, (d'ailleurs on s'en refait une en Mars) et donc actuellement on cherche à se faire un maximum de dates dans pleins d'endroits différents avec pleins de gens différents, pour faire vraiment travailler la scène qui est notre but.


Quelles sont vos principales influences ? Sont-elles les mêmes pour tous les membres du groupe ?

Nous jurons tous par les Pretty Things,The Stooges, Mc5, Led Zep (Led Zep, on ne le dit même plus, qui n'est pas influencé par eux?), en bref les incontournables des 70's, et plus récemment Eighties Matchbox B Line Disaster, Queens Of The Stone Age, Mars Volta. Globalement on se retrouve la dessus, ensuite chacun des membres du groupe ont leurs groupes fétiches, Fugazi pour Arnaud, Cactus pour Matt, Korn pour Mike, Gun Club pour moi. Ensuite y'a les groupes qu'on écoute et dont on ne parle pas, parce qu'on en a un peu honte ... qu'on écoute en cachette, sous la couette après avoir bien vérifié qu'il y'ait personne aux alentours.


Peux-tu nous parler de votre CD intitulé «The Whistle» ?


C'est le premier jet de qu'on fait, c'est assez brut et violent tout en gardant des petites complexités rythmiques, des mélodies et une certaine technique, pas tout a fait du Punk, même si on essaye d'y garder la rage et l'énergie.
Ce qu'on aime c'est faire des cassures agressives dans les morceaux, pour choquer ou attirer l'oreille.


Comment s’est passé l’enregistrement ?


Bien, merci.


Comment procédez-vous pour composer ?


Je compose pas mal dans le groupe après on travail dessus et on essaye que le rif tout dégueu que j'ai ramené en début de répète finisse par ressembler à un morceau à la fin, après chacun ramène ses trucs, y'a des morceaux ou tout le monde participe, ou d'autres morceaux ou on part du rif d'Arnaud ou de Matt, ça n'est pas unilatéral.


Qui s’occupe des textes et où trouvez-vous l’inspiration ?


Pour les textes, on s'inspire d'abord de l'ambiance musicale du morceau, ensuite généralement y'a une idée ou un mot qui vient, et je tricote dessus.


Qui a réalisé l’artwork ?


L'artwork est signé Meescat, (elle a sa page perso sur internet), c'était la première fois qu'elle s'occupait d'une pochette de disque, et ça l'a bien fait.


Parmi les titres présents sur « The Whistle », quels sont tes favoris et pourquoi ?


Je suis content de « The Whistle », parce qu'on a vraiment fait ce qu'on voulait faire sur ce morceaux, un truc qui bastonne avec des subtilités. Et aussi « Rising Bells For a Dirty Blues », la c'est plus une expérience, avec beaucoup de passages, des ambiances qui changent, un aspect un peu prog rock...


Quels sont tes groupes et albums cultes ?


« S. F Sorrow » Pretty Things, j'ai jamais rien entendu d'aussi malsain et infecté, c'est en plus bizarrement assez peu connu, le morceau « Balloon Burning » peut te foutre en l'air une soirée ou un repas de famille en deux minutes, Dés les premières notes... tu sais qu'il se passe un truc bizarre.


Peux-tu nous parler de vos concerts en prévision ?


On joue à Lyon le 22 février. On a donc la tournée anglaise en Mars, on projette une petite virée dans le Sud pour Avril, on espère pouvoir arriver à choper des festivals pour cet été, là on est en train d'essayer de trouver un maximum de dates un peu partout en France ou le rock est mis en avant, on aimerait bien se faire un ptit tour en Belgique et en Allemagne.


As-tu une anecdote amusante ou insolite à nous raconter au sujet du groupe ?


Je prend la plus récente. En répète on s'est retrouvé enfermé à l'intérieur du studio pendant une plombe, parce que y'avait un malade qui frappait avec un marteau sur la porte, il était complètement dingue, il nous disait d'un air très calme « man! ouvre la porte je veux juste parler » moi je lui disais « non on te connait pas, et surtout je vais pas ouvrir à un mec qui frappe avec un marteau depuis dix minutes » et la BLAM! Y remettait un coup et il devenait fou furieux  « man! si t'ouvre pas je vous déchire tous » finalement comme c'est une porte blindée, on est tranquillement allez s'asseoir, appeler par téléphone le mecs qui gère le studio pour qu'il fasse un truc, puis le mec s'est barré, on a appris par la suite que c'est un mec qui habite au dessus et qui enregistre du Reggae, et le studio était mal insonorisé, donc, il se prenait du Dentelles Nerveuses dans la face depuis une heure, ça avait fini par le mettre à bout, il a un pris un marteau ...


Quels sont vos projets pour l’avenir ?

D'abord tourner à mort, jouer, jouer, jouer!! ensuite sortir un album se serait cool puisque au niveau des morceaux on a ce qu'il faut, au long terme, on rechercherait vraiment (dans l'idéal) un producteur qui mettrait sa patte sur le son, on pense aux guitares des Hives, au son lourd du stoner comme Kyuss, au mixage bordelique et ultra violent de Eighties Matchbox B Line Disaster.


Et pour conclure, peux-tu dire quelques mots pour les auditeurs de Metal Choc ?


Il se passe des trucs en France au niveau du rock que y'avait jamais eu avant, pensons bien a nos regrettables années yéyé, actuellement y'a des groupes vraiment impressionnant qui font leur apparition sur la scène française, il faut tendre l'oreille que se soit en anglais, en français ou en kobayen, parce que ça commence vraiment à bouger. La France à toujours était complexé par le fait de chanter en anglais, ce n'est pas le cas pour les danois, les suédois les espagnols qui ont compris que le Rock sonne vraiment en anglais, bien sur y'a des exceptions: Noir Déz, Ritas Mtsoukos ont réussi cette alchimie Rock français, mais en tout cas, j'invite les auditeurs à écouter ce qui se passe, à ne pas se cantonner aux rock aux paroles en français, le rock ça reste l'énergie et l'impulsion quel quelle soit.



 




 


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