Interview Biocide




Pour commencer, peux-tu nous présenter brièvement les membres de Biocide ?

Stéphane guitare/chant, Romain basse et chœur, François batterie/percus, et Christophe à la guitare.

Peux-tu nous raconter le parcours du groupe depuis sa formation ?

Le groupe a été créé en 95, quelques maquettes, concerts et changements de line-up plus tard on a sorti un premier album en 2002 (NARKOSIA « le grand sommeil » chez Subvision records/UMC). S’ en est suivi une grosse tournée de promo dans toute la France et au Canada. A notre retour François a remplacé Migrouille à la batterie. On a fait un petit break et on a recomposé et enregistré les titres du nouvel album « le syndrome de Meurfy ».

Peux-tu nous parler de l’arrivée de votre nouveau batteur ?

Romain l’avait croisé sur un concert de Symblema (le groupe de percus de François) et ils avaient sympathisé. Quand on est revenu de la tournée au Canada sans batteur, on a naturellement pensé à lui. On a commencé les nouvelles compos très vite ensemble histoire qu’il prenne sa place au plus vite et ça a très bien fonctionné. En plus des influences rock qu’on a en commun, il a amené des sonorités inédites dans Biocide, comme des timbales, de la Derbouka et du vibraphone !

Quelles sont vos principales influences ? Sont-elles les mêmes pour tous les membres du groupe ?

On a de nombreuses influences différentes, on écoute vraiment de tout, aussi bien du jazz que du rock, de la musique contemporaine ou de l’électro. On a pas vraiment de barrières de style, ça nous permet d’enrichir un maximum nos compos.

Comment décrirais-tu la musique de Biocide ?

C’est du Psychégroovecore !! C’est un mot qu’on a inventé et qui illustre bien le côté foisonnant des styles abordés. La base est très rock mais on intègre à nos compos des constructions, des atmosphères, et parfois des sons qui n’ont rien de rock.

Peux-tu nous en dire un peu plus au sujet de votre nouvel album qui s’intitule « Le Syndrome de Meurfy » ?

Pour cet album on s’est attaché à mettre la voix beaucoup plus en avant que sur Narkosia. Les textes sont en grande majorité en anglais (seul un texte est en français et un autre en extra-terrestre !). Nos influences nous ont amenés sur une voie beaucoup moins métal, les compos mais aussi les sons donnent une couleur plus rock qu’auparavant.

Comment s’est passé l’enregistrement de cet album ?

Très bien, on avait fait du bon travail de pré-prod ce qui nous a permis d’être plus sereins lors des prises en studio. On est resté 3 semaines chez Mathieu LEROUX au « studio des sirènes » à Marseille, les mixes ont été confiés à Fred Norguet au studio « Pole Nord » à Blois et le mastering a été fait au studio « NERVES WOS » à Salon de Provence.

Comment procédez-vous pour composer ? Qui s’occupe des textes et où trouvez-vous l’inspiration ?

On n’a pas de méthode très définie pour composer, ça peut partir d’un riff, d’une mélodie de chant ou même d’une impro. On voulait vraiment mettre la voix en valeur et surtout ne pas faire de la « musique pour musiciens » ! Au final, je pense qu’on a réussi le pari qu’on s’était fixés, à savoir faire des chansons très abordables à la première écoute et très riches quand on tend l’oreille !
Pour les textes, c’est souvent celui qui devra les chanter qui s’y colle même si quelques morceaux ont été écrits à quatre mains. Ils naissent des discussions qu’on a en dehors des répèts et reflètent notre regard sur ce qui nous entoure. L’idée pour cet album, contrairement à Narkosia qui traitait de sujets généraux (manipulations des masses, corruption des medias etc.) et qui les affrontait de face, c’était de s’attacher aux conséquences de ces mêmes problèmes, à savoir dresser le portrait de personnages (fictifs ou pas !) et de les voir se débattre avec leur propres armes. Du coup, ça donne des atmosphères très variées, car si certains arrivent à s’en sortir pour d’autres c’est la descente aux enfers…

Parmi les titres présents sur « Le Syndrome de Meurfy », quels sont tes favoris et pourquoi ?

Aucun en particulier, chaque morceau a son univers propre, certains titres sont très énergiques et très plaisants à jouer sur scène, d’autres sont beaucoup plus intimistes et font appel à d’autres émotions.

Que penses-tu de la scène metal française actuelle ? Quels groupes apprécies-tu particulièrement ?

Il y a une vraie scène metal française avec ses bons et ses mauvais cotés!
Pour notre part, musicalement on ne se sent pas très proche du metal en général à part quelques rares exceptions.

Vous avez déjà fait plus de 200 concerts depuis 2001. Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

Sans hésitation la tournée au Canada…quel accueil !!

Avez-vous des concerts en prévision ?

Les dates sont en préparation pour le mois de janvier et on vous tiendra au courant quand tout sera confirmé.

As-tu une anecdote amusante ou insolite à nous raconter au sujet du groupe ?

La crise d’appendicite de Christophe en pleine tournée au Canada…opéré en urgence, deux jours plus tard il assurait les concerts…assis sur un tabouret de bar !!!

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

La promo de l’album, on est en train de préparer un clip sur le premier morceau de l’album (Meurfy), et ensuite on devrait prendre la route début Janvier…

Et pour conclure, peux-tu dire quelques mots pour les auditeurs de Metal Choc ?

Ecoutez "I gonna love you just a little more baby" de Barry White le morceau le plus trash de la planète...

 


 

 


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